Daydream

Juste de l'autre côté du rêve... une réalité.
 
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 :: Le Petit Prince des Rêves ::

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Petit Prince des Rêves
Envahisseur à quasi plein-temps
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MessageSujet: :: Le Petit Prince des Rêves ::   Jeu 10 Juin - 4:51



Identité


Jullanär Melrow { Le Petit Prince }


    Date de naissance : 30 Novembre 1882
    Age : 17 ans -> 188 ans
    Sexe : Masculin
    Orientation sexuelle : Homosexuelle

    Forme animale : Une pie
    Lié à/au : Personne
    Monde d'origine : Layla
    Lieu de résidence : La Tour d'Argent
    Statut : Envahisseur à quasi plein-temps


Description


    Caractère : Jullanär n'est pas plus intelligent ni plus ignorant qu'un autre. Il aime apprendre, acquérir de nouvelles connaissances, se cultiver. C'est peut-être pour ça qu'il est plus à l'aise avec les mots. Bien sur, il ne cite pas bêtement ce qu'il a trouvé dans un livre, dans un paragraphe quelconque. Il se fait ses idées, décide seul de ses choix et de ses propres certitudes. Il n'est pas influençable. Appelons cela plutôt un peut-être intérêt concernant les propos de ceux qu'il considère comme ses amis.
    Il semble inintéressant, sans personnalité, fade, superficiel. Il « n'écoute » pas grand-monde, habitué à la solitude mais porte une grande estime en qui se lie d'amitié avec lui. Il s'intéresse à son entourage proche, il est attentif, attentionné et il juge bon qu'on se préoccupe de lui en retour. Il donne mais aime beaucoup recevoir sentimentalement, affectueusement. Même s'il est plutôt méfiant, on peut l'amadouer en lui offrant n'importe quoi. C'en est presque triste.
    Buté et têtu, plutôt par principe, personne ne l'empêchera de ce qu'il a décidé. Mais pour finir, il abandonne rapidement. Le garçon à ce petit côté défaitiste.
    Julla' a beau jouer de son charme, amadouer, attirer et vouloir se désintéresser ; il s'attache vite. Evidement qu'il n'est pas insensible, mais la peur de souffrir est grande. Malheureusement pour lui, les sentiments ne se contrôlent pas toujours. Il s'accroche facilement à la moindre petite chose, au moindre espoir. Il est volage mais recherche une stabilité. Allez trouver la logique là-dedans...!
    Il n'aime pas grand-monde, pas grand-chose. Les sucreries et pâtisseries à petites doses, les vêtements, les bijoux, les accessoires, un tas de chose superficiel et qui ne sert à rien. Les trucs qui brillent, colorés... C'est de toute façon l'image qu'on se fait de lui. Qui viendrait à croire qu'il aime lire et apprécie un minimum la musique? Il aime sortir ; il peut bien rester cloîtrer pendant des jours, seul chez lui mais après, il ressent le besoin de s'évader au plus vite. Il aime flâner dans les rues de la ville et on le retrouve souvent au Drink Pink ; taquiner la jolie Rose peut se révéler être l'un de ses passe-temps de la soirée.
    Les compliments, il n'aime pas : il déteste ça. Il en a tellement reçu, tellement entendu qu'il ne trouve plus ça vraiment sincère. Ensuite, il n'apprécie pas les choses que l'ont considère normales et évidente pour quelqu'un de... normal : l'irrespect, l'hypocrisie, le racisme, le jugement, les insultes gratuites.
    Il est d'un naturel peu bavard, ce n'est pas lui qui va vers les gens. S'il veut quelque chose, il les attirera à lui d'un regard, d'un sourire. Ce n'est pas qu'il n'est pas à l'aise à l'oral, bien au contraire même, mais c'est tellement plus facile pour lui de charmer...! Il est de bonne conversation.
    Par contre, il suffit qu'il s'entende bien avec une personne ou qu'il l'apprécie et il ne s'en décollera plus. Le Petit Prince peut se révéler... envahissant. Il serait du genre à s'étaler un peu partout, suscitant le questionnement sur son apparence animal ; ce ne serait pas plutôt un chat?
    « Ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi est à moi. » : ça le défini assez bien.

    Physique : Le Petit Prince fait un bon mètre 71 - pour ne pas dire un petit mètre 72 - restons positif. Il est donc de taille moyenne et s'en accommode et le vit très bien. Il reste tout de même, et se trouve d'ailleurs, un peu maigre : un simple 54. Quelques kilos en plus ne lui feraient pas de mal.
    Il paraît que ça dérange. Qu'ils dérangent. Il ne fait pourtant pas exprès. Ce n'est pas sa faute s'il est comme ça, s'ils sont comme ça. C'est peut-être bien la première chose que l'on remarque chez lui, ces deux sphères qui vous fixent, ce regard scindant orné de longs cils sombres, souples et soyeux. Ce camaïeu de vert cerné par un trait noir et épais. On pourrait s'y perdre... s'ils ne troublaient pas, s'ils ne contrariaient pas. Lui aimerait pourtant qu'on ne lui fasse pas de reproche à ce sujet, car c'est comme ça qu'il le prend lorsque quelqu'un commence à lui en parler. Même lorsque cela part d'une bonne intention, même pour complimenter cette jolie couleur aux origines incertaines, il n'attend pas la fin de la phrase avant d'évincer le sujet. Bon, d'accord, il avoue tricher en les soulignant d'un trait de crayon sombre, mais ce n'est tout de même pas ça qui met les gens dans tout leurs états.
    Après les avoir quitté, bon gré mal gré, peut-on effleurer ses lèvres... Ces chairs charnues, tentatrices, ses contours trop joliment, trop parfaitement dessinés attirant au vice. Il en serait presque possible de les imaginer s'entrouvrir et d'entendre quelques mots charmeurs s'en échapper, prêt à ensorceler son vis-à-vis, à l'attirer à lui : « viens donc si tu l'oses. Rapproche-toi un peu, juste un peu... »
    Égarons-nous ensuite à caresser l'ovale de son visage, son menton, sa mâchoire, à descendre sur sa gorge à la peau si fine, si pâle pour finir par se perdre sur ses clavicules. Maigres, elles ressortent clairement sur son corps. Lui, il trouve ça « sexy ».
    Ses bras délicats se terminent par des poignets osseux liés chacun à une main aux longues phalanges arachnéennes et à la poigne ferme.
    Pour finir, ses cheveux sont mi-long, coupés en un dégradé plongeant, encadrant à merveille sa figure. Une frange effilée vient chatouiller son front. On aimerait de bon coeur passer ses doigts dans cette chevelure de soie noirâtre pour les caresser... ou les décoiffer, les emmêler. Ce serait au risque de s'apercevoir que même les noeuds formés n'auront éventuellement pas de défauts.
    Un visage parfait. Un corps parfait. Parfait jusqu'à l'agacement. Ses yeux, son nez, ses lèvres, sa peau, ses mains, ses hanches, ses cuisses... Tout cet amas de perfection accentue finalement la laideur, la froideur de son être. On a beau se retourner sur son passage, on s'en détourne bien vite, le sentent inaccessible de par sa superficialité.
    Jullanär aime tout... mais pas n'importe quoi. C'est bien ce genre de phrases qu'il serait capable de dire pour définir ses goûts. Il peut bien s'habiller en costume ; chemise, veston et cravate, pantalon de coupe étroite pour valoriser sa fini corpulence, puis chaussures vernies que d'habits plus décontractés ; tee-shirts, marcels, jean slim, converses et accessoires en tout genre son choisi selon ses envies – qu'il a bien sur ramené du monde Réel. Les tenues extravagantes, c'est son fort, et on ne le voit jamais sortir sans son signe distinctif : la couronne. En pendentif, accessoires, boucles d'oreilles et même ornement directement posé sur la tête, ect... Il ne sort jamais sans. C'est aussi l'une des origines de son appellation.
    Il est percé aux oreilles et porte habituellement un tout petit anneau d'argent à chaque lobe. Il a aussi un grain de beauté au niveau du bas-ventre, sur le côté droit.


Vécu


    Histoire : Naître avec les yeux verts, ce n'est déjà pas commun mais avoir ce vert est déjà très particulier. Dès tout petit, il su charmer ses parents.

    30 Novembre 1822.
    Cette journée avait commencé fraîchement. Nouveau-né, il n'en avait aucun souvenir, c'était simplement ce que ses ancêtres disaient pour définir le jour de sa naissance. Banal.
    Ses premiers jours sont trop lointain pour qu'il puisse s'en souvenir très exactement. Il se souvient tout de même d'une enfance paisible et insouciante.
    Sa vie n'est pas très compliquée jusque là. La seule chose qu'on lui fait retenir est son prénom : Jullanär. Le garçon est aimé, choyé, gâté. Il ne manque vraiment de rien. Le petit réside dans la plus haute des chambres d'une jolie maison en centre ville de Layla. Le voisinage est aussi agréable et sa mignonne petite bouille plait beaucoup Il aurait pu être furieusement déçu de ne plus s'attirer les faveurs avec l'arrivée d'une terrible concurrence : le venue au monde, cinq ans après la sienne, de son petit frère : Anba. Qu'il est adorable, qu'il est si mignon... Jullanär n'est pas jaloux, il est simplement déçu qu'il soit né Humain. Avec qui partagerait-il ses jouets? Qui serait capable de le défendre de toute menace? De le réconforter lorsque ça n'irait pas? N'étaient-ils voués qu'à perdre le contact? Pas question.

    * * *


    « C'est bientôt qu'il doit partir, n'est-ce pas? »

    Les six ans de Jullanär étaient bien vite arrivés et les un an de l'adorable petit blond ne tarderaient pas non plus.

    « Oui... encore trois jours. Soupira Ellen, leur père.
    - Ne t'inquiète pas, je veillerais sur lui. Vous comptez toujours le mettre dans un orphelinat?
    - C'est ce qu'il y a de mieux, je pense. »

    Le petit brun écoutait aux portes. Il avait vu un peu plus tôt un grand homme au longs cheveux bleutés arriver, un ami de ses parents à l'évidence.
    Alors qu'il était la joue, et surtout l'oreille, collée contre le battant en bois qui fermait le salon, il sursauta en sentant une main sur son épaule. Il releva la tête et constata que c'était sa mère. Il s'attendit à être réprimandé mais au ton qu'elle employa, ses appréhensions disparurent.

    « Tu sais que ce n'est pas bien?
    - Maman... je ne veux pas qu'Anba s'en aille. »

    La jeune femme s'accroupit et le prit dans ses bras. Julla' se retrouva le nez dans les jolies boucles blondes au miel.

    « Moi non plus mais c'est comme ça, tu sais. »

    Elle se redressa, lui offrant l'un de ses plus beaux sourires et dégagea les mèches brunes des yeux céladon.

    « Ce n'est pas juste si on ne peut plus le voir, ce n'est pas juste d'être séparé.
    - Ne t'inquiète pas, tu pourras allez le voir après.
    - Après quoi?
    - Quand tu seras un peu plus grand, quand tu pourras aller sur Terre.
    - J'veux pas attendre d'être grand.
    - Tu es mignon. »

    Adyalis embrassa son fils sur le front et se releva.

    « Allez, file dans ta chambre. »

    Le petit s'exécuta... jusqu'au niveau du premier étage en tout cas. Au lieu de grimper le dernier escalier qui menait à sa chambre, il préféra traverser le couloir pour allez jusqu'à celle de son petit frère. Peut-être pour encore profiter de lui, peut-être pour se rassurer de sa présence. Il était allongé dans son berceau, endormi, le pouce encore dans la bouche.

    * * *


    Jullanär avait été réveillé tôt ce matin là à cause de l'agitation au rez-de-chaussée. Il avait juste eu le temps de descendre les nombreuses marches pour pouvoir donner un dernier baiser à Anba. Sûrement que ses parents n'avaient pas voulu qu'il soit debout pour qu'il ne soit pas trop attristé.
    Il n'avait pas pleuré, il n'avait pas non plus dit un seul mot. Il n'y avait pas besoin de se dire adieu ou même au revoir puisqu'ils se révéraient. Tôt ou tard, c'était une obligation.

    * * *


    En attendant, le petit mena une vie bien tranquille, passant bien vite de l'enfance à l'adolescence. Si bien que ses quinze ans étaient déjà là et à ce stade, il n'avait qu'un seule envie, qu'un seul objectif : l'autre monde. Le garçon ne tarda pas à y faire quelques pas, voir même quelques vols.

    Jullanär s'était retrouvé dans la magnifique et gigantesque parc d'un vieux manoir. Pouvait-on appeler cela de la chance? Sûrement, vu l'étonnante rencontre qu'il allait faire.

    Certes, premièrement, il était mal tombé : le chat qu'il avait croisé ne lui fut pas sympathique, et deuxièmement non plus. Elle le sauva bien des griffes du félin mais n'était-elle pas tout aussi malfaisante? La jeune femme l'avait mis en cage. Le voilà bien! Ses ailes et son bec ne lui serviraient à rien pour se sortir de là.

    « Marie-Leonnorine, est-ce encore de votre âge d'attraper les oiseaux? »

    Dépité, Jully' s'était redressé, intrigué par la voix masculine qui venait de s'élever. Observant ce qui l'entourait, il remarqua qu'un homme d'un peu plus de vingt ans venait d'entrer dans la véranda. Il était plutôt grand, châtain aux yeux noisette et au teint clair. A cet instant, il en fut persuadé : c'était son Humain.
    Le regard bleuté et le petit nez de la demoiselle se rapprochèrent des barreaux.

    « Regardez comme il est beau, Orlann.
    - Oui, mais là n'est pas sa place. »

    Le dit-Orlann ouvrit la cage et attrapa doucement notre oiseau. Il passa ensuite la porte-fenêtre pour qu'il puisse s'envoler à l'extérieur. Seulement, Jullanär décida de ne pas quitter le creux formé par les deux mains.

    « Peut-être est-il blessé? Suggéra Marie-Leonnorine.
    - Il ne me semble pas. Il doit simplement avoir peur. »

    Le brun le remit alors dans la cage, sans pour autant la fermer.

    « Il pourra s'envoler quant-il le voudra ainsi. »

    * * *


    Un jour, deux jours, trois jours qu'il n'avait pas bougé de l'endroit, mis à part la nuit pour retourner dans le monde des Rêves.
    L'adolescent était décidé à ne pas laisser passer sa chance. Mais comment établir le contact avec l'Humain? Peut-être que celui-ci n'était pas même au courant de l'existence des Muses. Il se retrouverait bien bête si celui-ci se croyait fou. C'était sur que l'on n'entendait pas, la première fois un animal lui parler, tous les jours comme si de rien n'était.
    Le soleil venait de se lever et Orlann entrait dans la véranda.

    « Tiens, tu es encore là? »

    Bien sur qu'il l'était encore. Il n'allait pas s'envoler.

    « Est-ce que tu vas te décider à m'adresser quelques mots, bientôt? »

    Oh, peut-être, oui. Ca n'allait pas t... quoi?
    Le jeune comte venu s'approcher de lui un instant plus tôt se redressa.

    « Probablement que je m'attend trop à ce que cela arrive. Tu n'es sûrement qu'un simple oiseau. »

    Mais... non! Bien sur que non!
    Avant que l'homme ne fasse un geste de plus, ne voulant pas qu'il parte et, prenant surtout son courage à deux mains, il s'envola de la cage pour atterrir sur son épaule.

    « Attend, ne t'en va pas. »

    L'Humain sembla un peu surpris ; il avait dû espérer qu'il soit sa Muse et n'y croyait plus vraiment depuis récemment. Même si la journée fut court, ils avaient attendu impatiemment que la nuit arrive.
    Jullanär avait retrouvé Orlann se réveillant au Berceau. Celui-ci était agréablement étonné. Fut-il d'abord charmé par le nouveau monde qui s'offrait à lui ou par le garçon? Difficile à dire. En tout cas, ce-dernier se précipita jusqu'à la maison familiale pour annoncer la nouvelle à ses parents. Ellen fut ravi, Adyalis un peu moins. Prenait-elle conscience que l'enfant sur qui elle avait veillé pendant tant de temps avait grandit? A l'évidence. Il était devenu un bel adolescent, prêt à en vivre de toutes les couleurs.

    Jullanär avait ensuite bien vite emmené Orlann visiter quelques endroits du monde des Rêves. Il aurait voulu l'emmener voir beaucoup de choses mais pour un premier jour, c'était certainement trop. Tant pis... Il lui fit explorer les Lilas du Ciel, la ville, lui montra l'imposant Palais d'Or, le perdit dans la forêt pour finir leur escapade dans les Herbes Sucrées.

    Ce fut là que son premier baiser lui fut volé.

    Orlann, le suivant, avait doucement glissé ses bras autour de la taille de la Muse, lui faisant stopper sa marche. Il avait ensuite déposé quelques baisers le long de son cou. Surpris, ne s'y attendant pas, le petit brun s'était retourné vers lui, posant ses main sur son torse pour laisser un minimum de distance entre eux. L'Humain les avait alors repoussé...

    « Ne sois pas si farouche. »

    ... et l'avait attiré tout contre lui. Il s'était ensuite naturellement penché vers lui et avait effleuré ses lèvres des siennes. Timide et hésitant. C'était ainsi que fut le premier. Le second fut plus assuré. A chaque fois que les chairs se touchaient à nouveau, cela allait un peu plus loin... jusqu'à ce que Julla' s'esquive quand le jeune homme avait osé glisser ses doigts sous son haut.

    « Orlann... »

    Ce-dernier le rattrapa par les hanches avant qu'il n'ait l'idée de s'enfuir.

    « Ais confiance.
    - Tu es drôle... Je n'ai pas l'habitude de ça.
    - Il faut bien commencer un jour ou l'autre. Tu ne veux pas que nous nous asseyons? »

    Jullanär haussa les épaules, septique, mais s'exécuta. Son aîné se s'était pas fait prier pour en profiter pour continuer ses agissements.

    Ce fut là que sa virginité lui fit prise.

    Le brun avait laissé le châtain s'approcher. Celui-ci lui avait alors aussi fait découvrir quelques terrains inconnus, certes différents.

    * * *


    « Tu pourrais venir un peu plus souvent sur Terre, non? »

    Jullanär, allongé sur le ponton du marrai, tourna son visage vers Orlann, à ses côtés.

    « Marie-Leonnorine ne m'apprécie pas, je crois.
    - Cela t'empêche de venir?
    - Vous êtes marié. Fit-il, le ton amer.
    - Et alors? Je ne l'ai pas choisi.
    - Moi non plus tu ne m'as pas choisi.
    - Mais c'est toi que j'aime. »

    Les joues de l'adolescent se colorèrent légèrement.

    « Tu es ma Muse, elle n'a donc absolument rien à dire. Entre elle et toi, mon choix et vite fait. »

    Il savait qu'il lui plaisait, mais il ne se doutait pas qu'il l'avait complètement ensorcelé, qu'il était complètement tombé sous son charme. Et c'était bien à cause de cela que la jeune femme lui avait déclaré la guerre. Elle n'acceptait pas sa présence car elle savait qu' Orlann ne l'aimait pas autant.

    « Jullanär? »

    Il s'était un peu perdu dans ses pensées et fut alors très surpris qu'on l'appele ainsi. Il leva ne nez et découvrit Helwa, le gardien du marrai.

    « Ca tombe bien que tu sois là, j'ai quelque chose à te montrer.
    - Ha bon? »

    L'homme aux cheveux bleutés s'écarta de quelques pas, laissant apparaître une autre personne. C'était un garçon, adolescent même, aux cheveux d'or et aux yeux couleur ciel.
    Le Prince s'était levé, doucement, stupéfait, se disant peut-être qu'au moindre mouvement brusque l'illusion s'évaporerait. Ce fut son vis-à-vis qui s'approcha. Il était un peu plus grand que lui – malchance, n'était-il pas le plus jeune? - mais tout aussi fin.

    « Anba? »

    Celui-ci hocha la tête, un sourire apparaissant sur son visage juvénile. Il eut juste à faire trois pas qu'il se retrouva dans ses bras. Et dire qu'il l'avait tellement cherché...

    * * *


    La Muse passa alors beaucoup de temps avec son jeune frère...
    Ils se racontèrent beaucoup de choses et d'autres, ce qu'ils étaient devenu, la vie qu'ils menaient dans leur monde respectif, etc...
    ... tellement qu'il en délaissa peut-être Orlann.

    Ce-dernier était devenu assez jaloux de cette nouvelle proximité avec un autre que lui, jusqu'à ce qu'il s'en plaigne au concerné. Ce fut leur première dispute.

    * * *


    Le comte ne revint pas dans les Rêves avant un moment, Jully', ayant finalement été sur Terre pour qu'il se réconcilient. Il avait récolté de nouveaux regards furieux de la part de Marie-Leonnorine, mais il s'en fichait bien tant que la relation des deux hommes revenait au beau fixe.

    « ... Ne t'excuse pas, je n'ai pas été réellement objectif, c'est ton frère après tout.
    - Alors on est réconciliés?
    - Bien sur. Allez, viens là. »

    Le brun vint se caler dans les bras du châtain.

    « Au fait... fit-il.
    - Hm?
    - Est-ce moi ou tu as arrêté de grandir?
    - Ha, tu l'as remarqué aussi. » constata-t-il.

    Ses vingt-deux ans étaient arrivés depuis quelques temps et sa croissance s'était stoppée depuis deux ou trois ans. Ce fut à ce moment là qu'il se rendit compte qu'Orlann vieillirait sans que lui ne suive...

    * * *


    Jullanär s'était décidé il y a un moment à quitter le domicile familiale. A cette âge, il était déjà bien assez mûre pour voguer seul, être plus autonome. Il n'avait pas longtemps cherché, la forêt l'avait toujours attiré. Ça allait agréablement le changer de la ville, l'agitation en serait différente. Il s'était installé dans un des appartements qu'offrait la Tour d'Argent, séduit par l'endroit. Il avait adoré le faire découvrir à Orlann et Anba. Dommage que ce-dernier était toujours accompagné d'Helwa. Il n'aimait pas d'ailleurs le fait que ces deux-ci soient liés. Il appréciait l'autre Muse mais il le savait aussi coureur de jupons. Lors de la visite, il l'avait pris rapidement à partie :

    « Tu sais que si tu lui fais le moindre mal...
    - Jullanär... soupira-t-il.
    - Ne me dis pas que tu n'es pas comme je le pense, ce serait mentir.
    - Et qu'est-ce que tu comptes me faire?
    - Je t'arrache les yeux, je te découpe les mains en petits morceaux et je te laisse agoniser.
    - Tu es mignon. Avait répondu son aîné en riant doucement, lui caressant le menton.
    - Helwa, je ne plaisante pas...
    - Ne t'inquiète pas, j'ai déjà promis à ton père que je veillerais sur lui lorsqu'il était petit, je ne vais pas m'arrêter là. »

    Le jeune homme avait voulu le croire.

    * * *


    Julla' vécu plusieurs années paisibles aux côté d'Orlann, souffrant sûrement de son manque de vieillissement. Il taquinait l'Humain sur le fait qu'il vieillissait et qu'il prenait des rides. « Bientôt les cheveux blanc, très cher. » lui répétait-il. Mais son immortalité commençait à lui peser. Physiquement, ils avaient une vingtaine d'années d'écart, cela commençait à faire beaucoup. Le brun avait alors commencé à penser que l'homme pouvait mourir, dans longtemps comme bientôt. Qu'elle n'en fut pas sa très mauvaise surpris d'apprendre le décès prématuré d'Anba.
    I n'avait pas voulu le croire. Ça ne pouvait pas être possible. Ils n'avaient passé que si peu de temps ensemble depuis leurs retrouvailles. Pourquoi avait-il fallut qu'il naisse en tant qu'Humain...? N'y avait-il pas eu une autre solution plutôt qu'avoir à les éloigner...?
    Allez à l'enterrement lui fut difficile, voir une dernière fois son corps, inanimé, lui fut douloureux. Il avait eu la gorge nouée, le coeur serré et n'avait pu faire autre chose que pleurer jusqu'à n'en plus pouvoir, jusqu'à être à bout de force. Orlann l'avait raccompagné jusqu'à la Tour d'Argent. Il y resta des jours, des semaines entières. Il réalisait tout à fait ce qu'il c'était passé ces derniers jours et alors rien ne pourrait le consoler.
    Complètement émietté, quelques mois plus tard, il encaissa difficilement les problèmes de santé de son compagnon. Celui-ci était souffrant et il le voyait déjà sur son lit de mort... Et ce qu'il redouta arriva.
    Les dernières volontés de son Humain avaient été que son corps repose dans le monde des Rêves. Le dernier adieu n'aurait dû être fait que de larmes mais il fut aussi fait de rage.

    Marie-Leonnorine, ayant trouvé sa propre Muse depuis plusieurs années déjà, avait pu assister au triste événement. Au la fin de la cérémonie, elle s'était pavanée devant lui, agitant son éventail ridiculement présent par ce peu de chaleur.

    « Je me demande bien pour qu'elles raisons mon époux a voulu que cela se passe ici. Sans doute pour le décors.
    - A l'évidence, il ne voulait pas se retrouver coincé pour l'éternité à vos côtés. » rétorqua le Prince.

    La comtesse lui attrapa le poignet, celui-ci ne comptant pas s'attarder.

    « A l'évidence, cela aurait été mieux.
    - Ce n'est pas ce qu'il pensait en tout cas.
    - A-t-il pensé certainement que ce serait meilleur pour l'enfant. Pour que celui-ci ne soit pas trop souvent sur sa tombe.
    - L'enfant?
    - Oh! S'exclama-t-elle, un air victorieux s'affichant sur le visage. Il ne vous as pas annoncé que je suis enceinte?

    Jullanär bouillonnait. Elle osait toucher ce point sensible. Il avait en permanence regretté le fait de ne pas pouvoir lui donner de descendant, sachant qu'Orlann avait toujours voulu en avoir. Il n'avait pas pu se contenir plus longtemps...

    « Vous êtes une belle garce. Vous vous réjouissez à l'évidence de cette futur naissance pour pouvoir avoir encore des droits sur sa fortune. Ne voulait-il pas vous déshéritée si vous n'aviez pas d'enfant de lui? »

    ... elle non plus apparemment : Elle le gifla.

    « Au moins, je suis certaine de ne jamais revenir ici. »

    Marie-Leonnorine fit demi-tour et, une fois qu'elle ait disparu, Julla' se dit à lui même :

    « J'en suis ravi. »

    * * *


    Jullanär avait entendu dire que la progéniture était une Muse et avait refusé d'en apprendre plus. Il ne voulait pas savoir qui il était, ni ce qu'il faisait et encore moins à quoi il ressemblait. Au fond, il espérait tout de même qu'il ressemble plus à Orlann qu'à l'autre harpie, ce qui serait assez douloureux s'il venait à le rencontrer dans la rue, par hasard ; vingt ans étant passés.

    Le Petit Prince était retourné sur Terre récemment, plusieurs fois. Il avait trouvé l'Humain avec qui il avait un second lien. C'était un jeune adolescent blond au yeux clairs – qui lui rappela fortement Anba – mais à l'aspect chétif. Il le suivait depuis quelques temps et il avait constaté sa faible condition physique. Encore affecté de la perte d'Orlann, il avait décidé de ne pas se dévoiler. Il préférait veiller sur lui, de loin.

    Avait-il mal fait son travail, la mission qu'il s'était fixée? Etait-ce là punition pour ne pas avoir voulu approfondir leur mince relation? Après deux ans à surveiller l'adorable blondinet, ce-dernier était décédé. Malformation cardiaque. Il avait seulement apprit son prénom quand il s'était retrouvé face à la pierre tombale.
    Ils n'avaient pas plus communiqué que cela. Jullanär s'était amusé quelques fois à lui voler quelques sourires. Théo s'était activé à vouloir l'attraper, en vain, en voulant l'amadouer avec des compliments sur son soi-disant bel aspect. Mais il avait tout de même souffert, s'étant attaché à lui.
    Il avait alors souhaité ne plus voulu remettre une aile dans le monde Réel.

    * * *


    Était-ce cinquante ans ou plus? Le Prince n'avait pas quitté le monde des Rêves pendant soixante-trois longues années, très exactement. Une vie humaine, presque. Avait-il d'ailleurs perdu l'occasion de rencontrer un nouvel Humain? Peut-être. Il ne savait pas. Il était d'ailleurs déboussolé sur ce point et la curiosité le titillait. Il résista... peu de temps en réalité. Il fit quelques escapades, sans grands succès. Mais après tout, que cherchait-il exactement? Un Humain avec qui se lier? En serait-il encore capable? Il n'avait pas envie de souffrir plus. Il envoya son intérêt soudain de la chose loin de lui et subit une succession de jours monotones, plus ressemblants et ennuyeux les uns que les autres.

    * * *


    « Tu te moques de moi? Ça fait combien de temps que tu n'as pas bougé d'ici?
    - Arrête de crier. » soupire Jullanär.

    Depuis quelques temps, Helwa lui rendait visite. Un peu trop souvent... Il s'inquiétait, il voulait le faire bouger, réagir, lui disait-il.

    « La vie est faite comme ça, tu dois accepter que les Humains défilent. Je ne sous-entend pas que je les ai vite oublié, mais il faut bien se prendre en main et continuer.
    - Excuse-moi de ne pas avoir les même capacités que toi.
    - Si tu ne te remues pas, je forcerais ton prochain Humain à venir ici. »

    Jullanär reposa bruyamment la tasse de thé qu'il s'était servi sur la table.. Sourcils froncés, il posa son regard sur son aîné.

    « Tu fais ça... »
    - Tu me découpes en tranches?
    - Exactement.
    - Je prend le risque. »

    Le Petit Prince s'emporta bien vite, continuant à menacer Helwa s'il s'avisait de faire ce qu'il disait et le mit à la porte.

    * * *


    4 jours plus tard...
    Quelques coups se manifestèrent à la port d'entrée de son appartement. Jully' tira une tête des plus déterrée en constatant que c'était l'homme qu'il avait mit dehors, certains temps auparavant.

    « Tu me laisses entrer? J'ai un invité. »

    Il n'eut rien le temps de dire qu'il passa devant lui, lui faisant remarquer la présence d'un inconnu.

    « Ton Humain?
    - Ton Humain. »

    Le salaud. Il lui faisait une mauvaise blague... Il porta son attention sur le châtain à qui il avait permis de passer l'encadrement, pour capter le moindre signe d'une farce. Celui-ci lui adressa un sourire timide. Le joli brun parcouru la pièce en pestant contre l'autre Muse. Il saisit sa veste, traversa la salle dans l'autre sens – toujours fulminant – et claqua la porte derrière lui.

    « Ouh! Je crois qu'il n'a pas apprécié... Café? »

    * * *


    La rencontre fut des plus houleuses...

    « Attend! Ne te sauve pas! »

    Le Petit Prince, marchant à vive allure dans la neige, se retourna brièvement pour constater que son soit disant « Humain » le suivait. Il pressa le pas, ne voulant pas qu'il le rattrape et prit un détour un peu sec. Il l'entendit se prendre une branche... en pleine figure espérait-il, sinon ce ne serait pas amusant.

    « S'il te plait! Helwa ne pensait pas à mal...
    - Qu'est-ce que tu en sais, hein?! Ce n'est qu'un sale petit... »

    Il ronchonna, ne trouvant pas un terme pour le qualifié, même le plus ignoble.
    Il se sentit bientôt stoppé, tiré vers l'arrière, sentant ensuite un contact chaud contre son dos. Le garçon voulu se débattre.

    « Lâche-moi imbécile!
    - Écoute-moi au moins.
    - Non, non, je m'en fiche, je ne t'entend paaas... »

    Alors qu'il se répétait, il entendait tout de même les mots du mortel.

    « Laisse-moi moi une petite chance. Donne-moi cette journée et si tu ne veux pas de moi, tant pis, je te laisserais. Helwa m'a raconté, pas vraiment en détail, pourquoi tu ne venais plus dans mon monde. Laisse-moi te redonner goût à tout ça. »

    Au fur et à mesure qu'il parlait, le brun s'était arrêté, captivé par les mots et la voix rassurante.

    « Bon, alors... d'accord.
    - Merci. Au fait, il y a une chose qu'Helwa ne m'a pas dit ; tu te nommes?
    - Je sis le Petit Prince des Rêves! Et tu devras te démerder avec ça.
    - D'accord mon joli prince.
    - Beau parleur.
    - Ça me fait monter en grade, c'est bien, tu sais? »

    Il lui mit un coup dans les côtes, sentant la bêtise approcher.

    « Je suis comte, ça m'arrange donc.
    - Ha oui? »

    Orlann refit surface pendant une demi-seconde.

    « Comte de quoi?
    - De Mancourt. »

    Plus qu'une demi-seconde en fait...
    Jullanär se retourna, son visage devenant plus grave. Il reconnu ces cheveux châtains, ces yeux couleur noisette... Quel parfait hasard qu'un des descendants de son premier amour soit à ce jour lié à lui.

    « Un problème?
    - Non, aucun. »

    Il choisi de ne rien lui dévoiler, pour l'instant. Ne voulant pas risquer de peut-être gâcher une futur relation...

    * * *


    Camille se révéla être un Humain par-fait. Il était séduisant, galant, attentionné, il faisait même la cuisine et – surtout – divinement bien l'amour...
    Le Petit Prince se prenait à rêvasser de la sorte et il se rendait compte, au fur et à mesure que les jours, les mois et les années passaient en sa compagnie, qu'il en était follement tombé amoureux... et qu'il allait en souffrir.
    L'homme lui avait apporté un tel bonheur... Il avait fallut d'un accident pour qu'il n'y ait pas une quarante-et-unième année de plus au Paradis.


    Camille venait de perdre la vie. Comme ça, du jour au lendemain. Bien même de la seconde à la suivante. Accident de la route. Il n'avait rien vu venir.

    La Muse maudit une nouvelle fois son immortalité. Pourquoi n'étaient-ils voués qu'à se retrouver séparés? L'un mourant et l'autre condamné à souffrir éternellement...
    Jullanär assista à l'enterrement, se passant dans la ville de Mellyrn. Il avait fallu que Camille parte aussi à un trop jeune âge.

    Il se remit difficilement de ce ressent passage de sa vie, déjà longue, sans pour autant l'oublier. Après tout, on ne perdait pas le souvenir si facilement d'une personne chère à son coeur, une personne avec qui on avait passé une part de son existence.

    Famille et amis : Adyalis & Ellen : Ils sont ses parents, tous deux Muses et résidant dans une charmante maison de Layla.
    Anba : Son adorable petit frère, décédé beaucoup trop tôt.



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MessageSujet: Re: :: Le Petit Prince des Rêves ::   Jeu 10 Juin - 5:03

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