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 Léim Moon

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Léim Moon
*I am the Banana King*

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Messages : 80

MessageSujet: Léim Moon   Jeu 10 Juin - 10:30






Appellation : Léim Moon
Nom : Baile, mais il ne l’utilise plus.
Prénom(s) : Eoin
Surnom(s) : Son prénom est suffisamment court et simple à dire pour qu’on lui trouve en plus des sobriquets…
Age : 18 ans.
Date de naissance : 15 février 1992.
Sexe : Masculin.
Monde : Layla
Lié à/au : Il attends de trouver son lien… Un peu anxieux peut être.
Forme animale : Un… Singe.
Orientation sexuelle : Homosexuel, vraisemblablement.

:: ~ ::

Lieu de résidence :Layla
Statut I am the banana King !


:: ~ ::

Caractère :
Eoin est quelqu’un de très passionné, qui fait toujours les choses à fond. S’il se découvre un nouveau centre d’intérêt, il ne connaîtra pas de repos avant d’en connaître les moindres détails… On peut parfois le trouver un peu sérieux, tant il s’investit et se concentre pour faire bien… Car il fait parti de ces gens qui désirent plus que tout faire plaisir aux autres. Peut être aime-t-il voir les gens heureux, comme il aimait voir sa mère sourire étant petit. Il n’aime pas être une source d’ennui pour les autres, et sûrement est-ce à cause de ça qu’il lui arrive de prendre des risques malgré son allergie. Il est aussi quelqu’un d’assez insouciant, de « léger » pourrait on dire… Quand il n’est pas concentré sur une de ses passions, il est souriant, ouvert, quelqu’un qui s’intéresse aux autres. Car oui, il aime savoir tout des gens qu’il fréquente et il peut parfois devenir lourd avec ses questions… Brillant acteur, il aime endosser le rôle du gamin un peu naïf – bien qu’il déteste les jeunes filles qui jouer aux adorables poupées fragiles. Eoin est donc aussi quelqu’un de contradictoire… Parfois un peu capricieux, un peu égoïste, il aime qu’on lui porte de l’attention. Son grand succès en tant que danseur est peut être la cause de ce petit égoïsme… Ou bien était-ce l’attention exacerbée que lui portaient ses parents, en raison de sa maladie dangereuse.
Comme sa mère, il possède beaucoup de volonté. Si un enchaînement lui pose problème, il le travaillera des heures entières avec un grand sérieux, jusqu’à ce qu’il y arrive. Parallèlement, il peut aussi s’amuser au pacha indolent qui refuse de travailler par paresse… Au fond, il est quelqu’un de très lunatique et d’assez mutin. Il aime assez faire des blagues aux autres et se jouer d’eux à leur dépend. C’est sûrement pour cela que son animal est le singe : un animal souple et agile comme lui, mais aussi malin et certes un peu stupide. Après tout, Eoin n’est jamais allé à l’école et quand un sujet ne le passionne pas, il n’y porte guère d’attention. Sauf si cela ferait plaisir à quelqu’un, alors il fera semblant.
Eoin est du genre à s’attacher facilement aux gens, mais aussi à s’en détacher sans problèmes. Il peut très bien vous laisser sans nouvelles pendant longtemps puis subitement revenir vous voir avec un grand sourire et un gâteau… Car il est aussi très bon cuisinier, la boustifaille étant une de ses passions. Bien qu’il soit très agile en danse, capable de tenir en équilibre avec un doigt sur une planche posée par-dessus une balle, il a une tendance impressionnante à casser tout ce qu’il touche. Mais comme il est aussi très adroit en cuisine, on le soupçonne de ne tout simplement « pas faire attention »… Il est assez tête en l’air et oublie beaucoup de choses importantes. On peut dire qu’Eoin possède un caractère lunatique, insouciant, séduisant par certains côtés… Mais il peut aussi faire preuve d’un –trop- grand sérieux, d’obsession et d’entêtement buté. A manipuler avec précaution, produit dangereux…



Physique :
Eoin n’est ni grand ni petit, bénéficiant d’un agréable mètre soixante quinze et des poussières. Son corps est souple et agile, avec le nécessaire de musculature pour danser à un haut niveau, ce qui lui confère un poids honorable de soixante trois kilos. Il est plus proche du « bien bâti » que du « maigrelet », sans pour autant être un Monsieur Muscle en puissance. Sa peau, ornée de quelques anciennes traces de brûlures de-ci de-là est d’un blanc le plus immaculé qui soit puisqu’il n’a absolument jamais vu le soleil. En effet, Eoin est atteint de « Xeroderma pigmentosum », qui rend sa peau particulièrement sensible à l’astre. C’est plus que de la pâleur, sa peau est presque translucide, laissant voir à plusieurs endroits ses veines bleutées. Il a une allure parfois un peu androgyne, se déplaçant avec beaucoup de grâce et d’agilité, mais ce n’est dû qu’à son habitude de danser, de jouer parfois des rôles féminins… Et puis peut être aime-t-il se dandiner. On ne peut pas dire qu’Eoin soit beau ou laid. Il possède un visage quelconque, un menton relativement pointu et un nez droit. Il y a une certaine harmonie, des traits plutôt bien dessinés, et rien qui ne fasse tâche, mais il manque le « quelque chose » pour le décrire comme étant quelqu’un de beau. Ses yeux sont habituellement marrons clairs, avec quelques fois des échardes dorées ou des reflets rougeâtres selon la luminosité, mais lors de ses danses il utilise souvent des lentilles de couleurs : bleus, rouges, blanches même… Ses cheveux sont assez fins, entre le court et le mi-long, et de couleur sombre approchant du noir. Selon la danse qu’il exécute, il peut porter une perruque ou les coiffer de manière excentrique, avec des bijoux, des rubans ou des barettes... Ses oreilles sont également percées, lui permettant de parfaire ses costumes. En plus de cela, il a plusieurs piercings : à l’arcade sourcilière, aux lèvres, même au nez. Mais ils ne servent que pour ses spectacles et il en met rarement en dehors. De même pour les autres bijoux (colliers, bracelets…), s’il lui arrive d’être exubérant dans ses danses, il reste relativement discret une fois fini. Il est obligé de s’épiler les sourcils, vu qu’il doit parfois jouer le rôle d’une femme dans ses danses. Il possède de nombreux costumes inspirés de différentes cultures présentes sur terre (japonaise, indienne, française…), qu’il accompagne de tatouages d’animaux – à l’encre, qui s’effacent – et de maquillage de même style. Le tout est relativement impressionnant, surtout lorsqu’il se met à danser : beaucoup de voltige, d’acrobaties, mais également de la grâce et de la fragilité quand il en faut. En dehors des spectacles, il est habillé comme n’importe quel jeune, des vêtements simples plutôt sombres, quelques bijoux… Ses cheveux sont alors libres de barrettes et autres colifichets. Parfois peut être mettra-t-il un bandeau. Lorsqu’il ne sort pas, qu’il se repose et qu’il n’a pas envie de se fatiguer, il met une veste de kimono. En règle générale il apprécie les modes asiatiques, et il aurait un grand père Chinois… S’entraînant souvent jusque tard dans la journée, il a souvent l’air fatigué, avec de belles cernes et teint un peu mortuaire. Mais aimant passionnément son métier et la liberté qu’il lui apporte, il reste quelqu’un de souriant qui donne envie de s’attacher à lui.




:: ~ ::
Histoire :

La jeune femme serrait son bébé contre elle et regardait le médecin comme si celui-ci venait de lui dire « Aby, je suis ton père ! ». Mais elle ne cria pas un long et déchirant « Nooooooon », sa bouche grande ouverte se contentant de gober les mouches sans émettre le moindre son… Elle ne voyait pas clairement le visage de l’homme puisque les volets de la petite pièce avaient été fermés et que seule une lampe diffusait une faible lumière jaunâtre. Aby Baile finit par refermer la bouche et secoua doucement la tête, désemparée. Ses yeux écarquillés fixaient à présent le sol, sans émotion. Elle finit par relever la tête et fixa ce qu’elle pensait être le visage du médecin et demanda, un soupçon d’angoisse dans la voix :
- Mais… Comment allons nous faire ? On ne pourra jamais mener une vie normale…
Le médecin eut un pâle sourire, apparemment navré pour la jeune femme et il tenta de la réconforter comme il put :
- Il existe des… Des centres spécialisés, qui prennent soin des enfants comme lui.
- Vous insinuez que nous ne pourrons pas nous occuper de lui nous-mêmes, que nous sommes des incapables ?
- Vous ne pourrez plus travailler… Il vous faudra l’éduquer vous-même…
- Je le ferais !
La panique et le désarroi avaient laissé place à une volonté brute dans le cœur de la jeune femme. Elle serra les mâchoires, bien déterminée à prouver à tous ses gens qu’ils seraient capables d’élever leur bébé. Elle sortit de la pièce à grands pas furieux, la tête haute et fière. Elle saurait s’occuper de son fils, en déprit de sa maladie. Elle mettrait un point final à s carrière de danseuse renommée, et elle se consacrerait à lui.

« Eoin !! Ne fais pas ça ! »
Aby bondit et arrêta son fils, âgé de quelques années, juste avant qu’il n’ouvre une porte mal fermée. Derrière se trouvait le monde extérieur et… Le soleil, l’astre maudit… Carl Baile, mari de la jeune femme et père du gamin trop curieux, soupira. C’était un homme très calme et même si sa vie était à présent un calvaire, il ne s’énervait pas après sa femme. Il ne lui reprocha pas d’avoir mal fermé la porte. Comme elle semblait au bord de la crise de nerf, il se leva et alla s’asseoir face à son fils, et ancra ses yeux dans les siens, deux grandes billes marron. Un sourire tendre passa sur le visage de l’homme et il expliqua d’une voix douce à Eoin :
- Tu ne dois jamais ouvrir cette porte mon garçon, jamais, ou des choses horribles vont t’arriver. Le soleil dehors brûlera ta peau.
Le gamin hocha la tête, penaud. On le lui avait déjà dit pourtant, qu’il était allergique au soleil et qu’il ne devait pas sortir de jour… Mais comme tous les enfants, il était terriblement curieux… Son père lui ébouriffa gentiment les cheveux, se releva, et retourna à son journal. Aby, ayant retrouvé son calme, emmena son fils à l’étage pour se coucher. Tout en gravissant les marches, elle continua de le sermonner. Ce n’est qu’une fois Eoin couché qu’elle s’autorisa à lui sourire. Le jeune garçon aimait quand elle souriait, elle était jolie… Puis doucement, ses paupières se fermèrent sur ce monde d’obscurité et d’ombres mouvantes. Cette nuit là, il rêva d’une forêt… Plus qu’une forêt, c’était une jungle et tout semblait vert malgré la nuit. Eoin marchait pieds nus, ses orteils fouillant la terre humide… Une multitude de petits bruits parvenaient à ses oreilles. Des grattements, des ronronnements, des froufroutements étouffés… Parfois un cri, de temps en temps un grognement. Mais il n’avait pas peur, il se sentait en sécurité, chez lui. Soudain, il y eut de l’agitation dans les branchages, et en quelques secondes, il fut entouré d’une multitude de petits animaux poilus aux grands yeux curieux. Son instinct lui souffla qu’il s’agissait de singes… Ils le regardaient d’un air curieux, et plusieurs s’approchaient à petits pas en émettant de petits cris aigus. Le lendemain soir, en s’éveillant, Eoin su que sa forme animale était un singe.


Malgré son rythme de vie décalé et son absence de scolarisation, Eoin avait quelques amis, principalement les enfants des propres amis de ses parents. Ils venaient lui rendre visite le soir, en fin de journée, quand le soleil commençait à décliner. L’un de ces jeunes bambins s’appelait Jim, un garçon un peu plus âgé que lui, aux fins cheveux blonds et aux yeux vert brillant. Eoin était fasciné par le garçon, par sa peau légèrement brunie alors que la sienne était d’un blanc immaculé. Il ressentait le besoin de lui plaire et d’attirer son attention, que ce soit en disant des choses intéressantes ou en faisant beaucoup de pitreries. Un soir, dans l’obscurité de la cuisine, Jim fit une remarque à son camarade :
- Elle est belle ta mère ! C’est drôle comment elle bouge…
Eoin s’exclama aussitôt, fier de sa mère et de ses connaissances :
- C’est parce que c’est une grande danseuse ! Hein, maman ?
Aby lança un sourire affectueux à son fils, lui mit sous le nez une assiette de gâteau, et sortit de la pièce. Jim hocha la tête, admiratif. Son ami le remarqua aussitôt et le lendemain, il demanda à sa mère de lui apprendre à danser.
Eoin était comme sa mère, quelqu’un de très passionné et avec une volonté de fer. Aby était un professeur incroyablement strict, tandis que son fils était particulièrement attentif. Quand Jim venait chez lui, Eoin dansait pour lui, mettant tout son cœur à l’ouvrage. Comme le jeune garçon semblait apprécier le spectacle, il redoublait d’efforts et replongeait plus passionnément encore dans la danse. Sa mère était ravie de voir son fils partager sa grande passion, et elle n’écouta guère les quelques inquiétudes de son mari face à cet acharnement. Les garçons grandirent, et Eoin se détacha petit à petit de Jim pour danser encore et toujours. Les années passèrent, rythmées principalement par la danse, et Eoin atteint l’âge de 14 ans sans encombre. Il étudia également le théâtre, qui d’après Aby pouvait être utile pour mieux se glisser dans la peau d’un personnage… Puis elle déclara qu’elle n’avait plus rien à lui apprendre en danse et qu’il lui fallait désormais un nouveau professeur, plus jeune, plus énergique et plus au niveau. Ce ne fut pas simple de trouver quelqu’un qui accepta de venir travailler plus de nuit que de jour, mais ils finirent pas dénicher la « perle rare ».
C’était un jeune homme du nom de Nob, un danseur professionnel qui avait dû abandonner sa carrière suite à une blessure. Devant le talent précoce d’Eoin, il s’était juré de le monter à cette première place qu’il n’avait pu atteindre à cause de cet accident stupide – une histoire de zoo en panique et d’éléphants… Cette motivation féroce était jugée parfaite par Aby. A cette époque, le jeune homme avait plus ou moins abandonné ses études pour se consacrer entièrement à sa passion. Quand le soir tombait, après s’être copieusement enduit de crème solaire et avoir revêtu plusieurs couches de vêtements, il allait attendre Nob au studio de danse le plus proche. Si le jeune homme fut impressionné par le talent d’Eoin, ce dernier fut d’avantage sensible au physique de son professeur. Il était, comme tout bon danseur professionnel qui se respecte, doté d’un corps agréablement musclé. Il possédait une longue chevelure sombre, bien entretenue, qui aurait rendue jalouse n’importe quelle fille. Et ses yeux étaient d’un bleu gris suffisamment lumineux pour vous distraire et capter votre attention. Evidemment, Nob était tout à fait conscient de l’effet qu’il produisait, et il semblait s’amuser à titiller son élève… Lui souffler dans le cou alors qu’il corrigeait sa position, l’effleurer distraitement en passant à côté, ou même le rendre jaloux en s’embaumant d’un parfum féminin. Cette attirance fut une source supplémentaire de motivation pour Eoin, qui en l’espace d’un an atteignit un niveau proche du professionnel – et une intimité amoureuse avec son professeur.
Seulement voilà, comment pouvait il intégrer une compagnie avec son allergie au soleil ? Ils y avaient certes pensé, avec Nob et Aby, mais ils étaient toujours restés sur un « on verra bien… ». Alors ils écumèrent les théâtres, firent jouer de leurs relations, mais rien n’y fit. Personne ne voulait s’encombrer d’un gamin qui ne pouvait vivre que la nuit comme un vampire…


Jusque là, Eoin s’était entièrement consacré à la danse classique. Mais devant la frustration de ne pouvoir intégrer aucune troupe, il avait commencé à arpenter les rues la nuit, n’ayant plus la volonté de passer son temps à danser pour rien. Il n’y avait plus personne à impressionner par sa danse… Nob, terriblement déçu de ne pouvoir rien faire de son talentueux élève, était parti enseigner dans une grande école, loin. Eoin se sentit trahi et abandonné, comme si son professeur n’avait vu en lui que l’amant d’un soir et un élève talentueux… Jim faisait parti depuis longtemps du passé. Il découvrit alors les théâtres de rue nocturnes dans lesquels plusieurs jeunes exerçaient leur Art… Il put goûter au Kabuki japonais, aux jigs irlandaises, au street dance et à de nombreuses autres disciplines qu’il ne connaissait alors pas. Malheureusement il était un peu jeune pour que les danseurs de rue ne lui accordent la moindre importance. Alors au petit matin, quand il rentrait chez lui, il travaillait à un nouveau style de danse. Il s’inspirait de ce qu’il voyait la nuit, d’illustrations qu’il trouvait, des livres qui lui tombaient sous la main ou des films qu’il pouvait regarder. Il essayait des choses nouvelles, ne réussissait pas toujours, mais persévérait encore et toujours. Aby, fervente défenseuse du style classique, n’était guère en accord avec sa nouvelle façon de faire. Mais comme Carl, son dévoué époux, lui conseillait de le laisser faire, elle dû taire son opposition.
C’est ainsi qu’Eoin créa son propre style… Il était largement maquillé, un peu comme les acteurs japonais, habillé de tissus aux motifs imprimés et le corps peint de tatouages animaliers. Il avait chorégraphié lui-même ses mouvements. C’était un mélange du moderne, d’acrobaties et de danse classique, dans lequel il essayait de véhiculer des sentiments forts et bestiaux. Il créa une danse relative aux animaux et aux éléments, chacune ayant son tatouage, son costume, ses couleurs et ses ambiances. Eoin était âgé de 16 ans alors, et sa danse eut un succès incroyable au sein de la population des rues.


Essoufflé mais ravi, Eoin descendit de scène. Il s’agissait d’une simple estrade qui servait à tous les artistes qui souhaitaient s’exprimer et qui n’appartenait à personne. Un rapide coup d’œil dans le public enchanté l’informa qu’une fois encore, sa mère avait refusé de venir voir sa danse. Cela faisait près d’un mois qu’il se produisait tous les soirs, attirant une foule de plus en plus présente… Mais sa propre mère refusait de venir admirer son fils car il avait emprunté une autre voie. Tans pis. Il haussa les épaules et se dirigea vers sa « loge », un amoncellement de morceaux de bois, de cartons et autres matériaux de récupération. Des « fans » l’avaient aidé à construire ce petit abri où il pouvait se maquiller et dessiner sur son corps les animaux de ses danses endiablées… Ce soir là, il fut surpris de voir que deux jeunes hommes l’attendaient. Le plus grand et le plus baraqué avait les cheveux d’un roux flamboyants et de petits yeux noirs au regard à la fois amusé et scrutateur. Le second, qui était plus petit, avait de longs cheveux bruns et des yeux gris un peu froid. Cependant, tous deux arboraient un sourire chaleureux. Le plus grand prit la parole en premier, d’une voix grave aux accents chantants :
- Bonsoir à vous ! Je m’appelle Korkra et voici Donn.
Le second jeune homme le salua en courbant légèrement la tête, un sourire toujours affiché sur son visage aux traits légèrement asiatiques.
- Nous sommes tous deux danseurs itinérants et nous avons formé une troupe, avec quelques musiciens que voici…
D’un geste du bras, Korkra lui montra quelques personnes qui attendaient, un peu plus loin. Leurs bras étaient encombrés de paquets aux formes étranges…
- Ils jouent des instruments nordiques qui n’existent presque plus aujourd’hui, et en ajoutent d’autres plus modernes… Ils sont très doués. Enfin bon, nous avons été conquis par votre danse.
Apparemment, cela faisaient quelques nuits que les deux jeunes gens l’avaient repéré et l’observait, jugeant ses mouvements et sa créativité. Ils lui proposèrent de se joindre à la troupe, qui commençait à avoir un peu de notoriété. Etant vraiment emballés par cette danse animale aux rythmes lourds et acrobatiques, ils pensaient revoir totalement l’un de leur numéro pour l’accorder à Eoin. Ils étaient déjà au courant de sa maladie et comme ils ne dansaient que de nuit et voyageaient de jour, il devait bien être possible de trouver quelque chose, en bouchant bien les trous dans la caravane qu’ils utilisaient... Oui, ils pourraient s’arranger… Le jeune garçon désira s’accorder un temps de réflexion, que les deux compères ne lui refusèrent pas. Après tout, il fallait avertir la famille, avoir son accord vu qu’il était encore mineur, préparer ses affaires… Ils s’en allèrent gaiement, après avoir convenu avec le jeune danseur d’un second rendez vous, prévu une semaine plus tard…


Et au petit matin, ce fut la crise chez les Baile. La mère d’Eoin refusait qu’à seulement 16 ans son fils s’engage dans une troupe itinérante. « Et tu as pensé à ton allergie ?! », « Que fera-tu s’il t’arrivait quelque chose alors que tu es loin d’ici ? »… Et j’en passe et des meilleurs. Carl aurait bien voulu laisser son fils voler de ses propres ailes, qu’il découvre le monde et ses rudesses par lui-même, mais comme sa femme, il s’inquiétait de la maladie de son rejeton. Non, décidemment, ce n’était pas prudent de le laisser partir… Eoin explosa.
- Si on devait toujours prendre cette maladie en compte, je ne ferais jamais rien de ma vie ! Je resterais cloîtré ici, à répéter mes pointes et mes entrechats pour faire plaisir à ma mère ! Si tu voulais tant danser, il ne fallait pas m’avoir, et danser par toi-même plutôt qu’à travers moi. Tu devrais être heureuse pour moi, alors que j’ai enfin trouvé une troupe qui m’accepte…
Aby s’arrêta et contempla d’un nouveau regard son enfant. Ce soir-là, elle accepta de venir le voir danser et fut surprise par la transformation d’Eoin. Elle ne le reconnaissait plus, sous le maquillage, les vêtements et les tatouages… Même sa danse était différente. Elle fut également surprise du nombre de personnes venues le regarder se produire, lui qui n’avait que 16 ans et qui n’avait jamais été dans une école a proprement parlée. Alors elle accepta de le laisser partir, après lui avoir bien recommander de ne pas oublier bonnets, écharpe, lunettes de soleil, gants, collants et crème solaire.


La première chose à faire fut de trouver un nom de scène à Eoin. Après une intense réflexion, ils se décidèrent pour « Léim Moon », qui signifie « saut de lune » en irlandais, le satellite ayant bien sûr une grande importance chez le jeune homme puisqu’il ne vit que la nuit. Et le « saut » faisait bien sûr référence à la danse, aux acrobaties... Une fois ce détail réglé, la troupe voyagea dans le monde des rêves, se produisant presque tous les soirs… Ils proposaient plusieurs « numéros » avec différentes danses, et celle d’Eoin restait parmi les préférées. Il renouvelait régulièrement les animaux dansés, ainsi que les costumes et les tatouages. Korkra et Donn dansaient avec lui et à eux trois, ils racontaient des histoires à leurs façons, créant un nouveau monde aux senteurs envoûtantes… La troupe avait finit par s’habituer au rythme de vie décalée qu’imposait la maladie d’Eoin. De toute façon, arrivés à ce stade, ils ne pouvaient plus se passer de lui, qui était à présent un danseur phare du groupe… Le jeune homme était quelqu’un de joyeux, insouciant, ravi de pouvoir enfin s’adonner à sa passion. Et puis il y avait Donn… Entre Eoin et lui, pas question d’amour - officiellement, juste du bon temps passé ensemble, pour assouvir les désirs de chacun. Puis un jour, alors qu’ils atteignaient leurs 17 ans, Donn découvrit son humain. Ou plutôt, humaine : une jeune fille un peu plus jeune que lui, avec de jolis cheveux auburn et des yeux verts pâles. Elle était le genre de fille qu’Eoin ne supportait pas : des apparences de petites filles innocentes, maladroites, tout pour attendrir les cœurs et passer pour une gamine coquette et adorable. Mais son ami ne devait pas penser la même chose, puisqu’il tomba amoureux de Lucy, comme elle s’appelait. Elle venait donc tous les jours, pendant la journée, empêchant Donn de s’entraîner et tronquant le sommeil d’Eoin par tout le tapage qu’elle faisait avec sa voix aigue. D’ailleurs, bien qu’elle fut au courant de l’affection que lui portait ça Muse, cela ne la gênait pas pour faire parfois des avances à son camarade danseur, et amant… Ce dernier n’osa en parler à son ami, de peur de se faire traiter de menteur et de gâcher la bonne entente du groupe… Qui plus est, il était sûr que la gamine nierait tout en bloc et inventerait une histoire, d’harcèlement ou autre chose tout aussi réjouissante. Et, bien qu’ils s’étaient jurés que ça n’arriverait pas, il devait bien s’avouer qu’il voyait en son ami bien plus qu’un « partenaire ». C’était de l’amour, le vrai, celui qui vous fait mal aux tripes mais dont on ne peut se passer.
Le niveau des deux danseurs baissaient, et des tensions apparurent bientôt malgré les efforts du jeune garçon : Eoin reprochait à son ami de passer trop de temps avec une gamine aussi insupportable, et il fut aussitôt accusé de jalousie, ce qui le rendit passablement furieux. Pour se calmer, le jeune homme s’enfermait et s’acharnait sur les instruments, dont ils maîtrisaient les bases. Korkra n’aimait pas cette situation et en tant qu’aîné et chef de groupe, il se dû de prendre une décision. Donn fut renvoyé de la troupe. Ils apprirent un peu plus tard que, ayant sombré dans la dépression, il avait été abandonné par la jeune Lucy qui était aussitôt tombée dans les bras d’une Muse plus célèbre, plus influente et plus riche. Eoin retenu la leçon et se jura de ne jamais tomber amoureux de son humain, et de ne plus avoir de relations avec d’autres membres du groupe… Pour remplacer le jeune homme, ils engagèrent une femme pour avoir un élément féminin dans le groupe : Adélaïde, surnommée Adé. Elle tenta un moment de flirter avec Korkra mais lui non plus ne désirait pas s’engager avec un membre du groupe…


Le groupe voyagea encore un an, s’attirant toujours plus de notoriété. Ils allaient de théâtre en théâtre, ou continuait à se produire « à la sauvage », dans les rues. Toujours de nuit, évidemment, mais la plupart des spectacles ayant lieu le soir, ça ne perturbait pas Eoin. Ce dernier accumulait les aventures « d’une journée », ne désirant plus s’attacher de trop près à une personne. Si c’était pour en souffrir après comme avec Nob ou Donn… Puis Korkra apporta une suggestion au groupe, après qu'Eoin, malgré toutes ses précautions, ce soit encore brûlé : pourquoi n'iraient ils pas s'installer au palais d'or ? La ville aux alentours possédaient plusieurs scènes et ils seraient faciles pour eux d'attirer la foule et gagner leurs vies. Ils pourraient bénéficier d'une vie plus calme, plus sereine... Plus stable et plus sécurisante pour Eoin. Ce dernier apprécie beaucoup la cité, et peut être envisage-t-il de se poser là et de s'installer définitivement. Peut être...


Petits trucs inutiles à savoir sur Eoin :
• Il voue une passion inexpliquée aux aliments à la fraise, en particulier les mikados. En revanche, en plus d’être allergique au soleil, il ne supporte pas les betteraves.
• Il n’aime pas son prénom. « On dirait un mélange entre « éolienne » et « gouine »… Franchement, j’ai la tête ni de l’un ni de l’autre ! ». Il préfère qu’on l’appel Léim.
• Malgré sa forme animale de singe, il n’est pas friand de bananes. Il préfère les fraises, et les agrumes.
• En plus de cuisiner et de danser, il sait dessiner correctement. C’est souvent lui qui design ses costumes et Korkra qui les assemble.
• Il est fan de Mushu dans Mulan et du génie dans Aladdin… Il possède une peluche du petit dragon rouge.
• Il collectionne les objets en forme de canard – si possible jaunes.


Famille et amis :
Aby Baile : Mère de notre singe danseur. Une femme de caractère, bien décidée à prouver au monde entier ce dont elle est capable… Elle a beaucoup apprit à son fils en matière de danse. Forme animale : un cygne.

Carl Baile : Le géniteur. Un homme simple, d’un calme à peu près à toute épreuve. Il sait trouver les bons mots pour calmer sa femme ou son fils. Forme animale : un coq.

Nob : le jeune homme qui prit la suite d’Aby en tant que professeur. On lui soupçonne une liaison avec Eoin… Mais devant l’échec de ce dernier à se lancer dans la danse classique, il est parti vivre ailleurs. Forme animale : un chat.

Korkra et Adé : les deux camarades actuels d’Eoin. Korkra est le chef de groupe, mais il sait écouter quand il le faut. C’est lui qui prend les décisions… Adé est la partenaire d’Eoin en « bêtises », et c’est une lourde responsabilité pour Korkra que de les surveiller… Formes animales : un lion et une araignée

Donn : ancien camarade d’Eoin, ils eurent une courte histoire. Aujourd’hui plongé dans la dépression et les dettes, il vient de temps en temps au Palais d’Or quémander un peu d’argent et de l’aide. Forme animale : un cheval.

:: ~ ::

Code : [ Validé ]
Découverte du forum : Deuxième compte de Bhan.
Autre(s) : Pouet.


Dernière édition par Léim Moon le Jeu 10 Juin - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Léim Moon   Jeu 10 Juin - 11:11

Il y a un tout petit truc qui me chagrine... :

Le Palais d'Or n'est en fait, au résumé, qu'un simple bâtiment offrant ses murs à ses simples résidents ; alors qui aurait envoyé ces fameuses invitations et leur aurait offert les appartements? :D
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Léim Moon
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MessageSujet: Re: Léim Moon   Jeu 10 Juin - 21:12

Hop ! Voilà, chef, c'est changé !
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MessageSujet: Re: Léim Moon   Ven 11 Juin - 1:09


Ha, d'acc', d'acc'! Alors c'est bon. ;D
Zouh! Au Rp maintenant!
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MessageSujet: Re: Léim Moon   

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