Daydream

Juste de l'autre côté du rêve... une réalité.
 
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 :: Hai Yi Jie ::

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Hai Yi Jie
Poussin Noir
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Messages : 151
Localisation : Perdu!

MessageSujet: :: Hai Yi Jie ::   Ven 1 Oct - 9:30

:: ~ ::


Appellation : /
Nom : Yi Jie
Prénom(s) : Hai
Surnom(s) : /
Age : 21 ans -> 279 ans
Date de naissance : 17/09/1731
Sexe : Masculin
Monde : Mellyrn puis Layla
Lié à/au : ?
Forme animale : /
Orientation sexuelle : Homosexuelle

:: ~ ::


Lieux de résidence : Maison en forêt
Statut : Poussin Noir

:: ~ ::


Caractère : Personne ne pourra le nier, Hai est quelqu'un de très doué pour la conversation. Il est plutôt timide mais il sait vaincre ce petit défaut quand il le faut. Il ne parle pas non plus pour « ne rien dire ». « Blablater » tout le temps, ce n'est franchement pas son genre. Il est doué pour les discutions sensées, intellectuelles. Il se perd vite quand le sujet n'a à proprement parler, aucun sens, cherchant toujours une raison logique.
Notre asiatique est quelqu'un d'intelligent, peut-être un peu fermé, mais qui ne demande pas mieux de connaître tout un tas de choses. S'il paraît si peu enclin à accepter les choses étranges, c'est qu'il n'en a pas l'habitude, qu'il les craint – on dira que Fauguial n'est pas concerné sur ce point. Il est très cultivé, on remerciera ses années d'apprentissage pour devenir geisha. S'il n'avait pas choisi cette voie, peut-être en saurait-il moins sur certains domaines.
Il prend grand soin de ses affaires et des affaires d'autrui. Il est possessif et ne supporte pas que, quand il prête un livre par exemple, celui-ci revienne corné, abîmé de partout.
Hai est quelqu'un de courtois, raffiné. Il gardera la tête haute quoi qu'il fasse, quoi qu'il subisse. Il n'a pas forcément une fierté immense, qu'il s'étale de manière envahissante de tous les côtés, mais il sait garder bonne figure, même dans la pire des situations. « Toujours paraître au meilleur de ce que l'on peut montrer » c'est ce que lui répétait souvent sa bienfaitrice. Alors ne vous en faite pas, même si le livre que vous lui rendez est en quatre morceaux, il ne s'énervera pas contre vous. Si vraiment cela le contrarie car c'était son préféré, il froncera les sourcils, fera une petit remarque, mais rien de plus. Il n'aime pas spécialement les conflits, il préfère les fuir en s'extirpant discrètement.
Le métis est loyal, honnête, franc, généreux. Vous pouvez vous douter que si vous lui jouer un mauvais tour, il saura vous remettre en place si cela est nécessaire, toujours avec délicatesse, peut-être avec fermeté.
C'est un passionné, quand il entreprend quelque chose, il prend la chose très à coeur et veut souvent atteindre la perfection. Pas la peine d'essayer de l'arrêter dans sa lancée, quand il est parti, il est parti!
Il n'aime pas trop sourire, car on remarque généralement ses dents translucides, à cause de sa maladie. Il est à précisé que Hai souffre d'ostéogenèse imparfaite ; en clair ses os se cassent pour un rien. Il le vit plutôt bien, fait plus attention à lui, à ce qu'il fait, aux réactions de ses vis-à-vis, pour que rien ne lui arrive de dramatique. Tout va bien, mais le pire... ce sont ceux qui s'inquiètent pour rien, qui le pousse à bout : « Ca va? » ; « Tu n'as pas trop mal? » ; « Laisse-moi faire » ; « Repose-toi » ; etc... Mais nom d'un poulpe! Il n'était pas en sucre à ce qu'il sache!
S'oubliant un peu, c'est une personne qui aime prendre soin des autres. Il s'inquiète, le montre sans pour autant gêné son vis-à-vis, et restera volontiers à votre chevet.

Physique : Hai a l'aspect d'un jeune homme de vingt-et-un ans même s'il est souvent confondu avec une femme. Ce n'est pas un hasard il en a déjà quelques traits naturels et superficiels. Il est effémine et son style vestimentaire relève de l'androgynie.
Il est d'une petit taille : un mètre soixante-cinq et il pèse à peut prêt quarante-neuf kilos. Il est plutôt bien proportionné, rien d'étrange, sans troisième bras qui lui pousse ici ou là. Il est donc mince et son « côté » fragile s'y accorde tout à fait. Il pourrait être mis en pièces en peu de temps et très facilement. Il n'a, il faut le dire, aucune force physique. Ses muscles pourraient presque être tous atrophiés que ça n'étonnerait pas. Oui, il a l'air d'un poussin et peut-être que s'il avait été une Muse, il aurait eu comme forme animale cette petite boule jaune.
Son attitude est gracieuse, comme un cygne (ne serait-ce pas avant tout une histoire de canard?). Il se tient droit, sans pour autant être figé, ceci à cause des années de travail et d'entraînement.
Son visage est lisse, avec une peau blanche et sans imperfection, le tout formant un bel ovale. Sa physionomie laisse transparaître quelques sourires humbles, doux et sincère. Il est peut-être un peu trop souvent sur la retenue. Ses lèvres sont roses et pulpeuses. Hai les maquille souvent de blanc et de rouge. Ses yeux sont étonnamment d'une couleur claire. Un peu étrange pour un asiatique, mais il paraît que c'est un trait de famille depuis quelques générations alors bon... Ils sont d'un beau vert jade, son oeil droit tirant parfois vers le bleuté, mais on dira que c'est la lumière qui joue. Il les maquille avec du mascara noir – galbant avec beaucoup d'effet ses cils – et du fard à paupière – très souvent en accord avec sa tenue. Tout ceci rend son regard plus profond. Son nez est fin, légèrement courbé et plus ou moins discret. Sa chevelure est longue, très longue. Elle descend bien en-dessous de son fessier. Il ne l'a jamais coupée et en prend grand soin.
Quelques grains de beauté viennent parsemer son visage – sous l'oeil droit, sous la bouche – et son corps – il en a deux au niveau des hanches.
Hai est toujours habillé de costume traditionnel chinois mais bien plus souvent japonais. Et oui, ses origines l'influence mais aussi son lieu d'habitation ; il a toujours habité à l'ancienne capitale, Kyoto, avant le monde des Rêves. Il affectionne le rouge et le vert alors on retrouvera ces teintes souvent sur lui. Il porte aussi des bijoux, il aime les perles, ce qui brille, tout ce qui a un côté esthétique.

:: ~ ::


Histoire : « Enceinte? Encore! Mais qu'est-ce que tu vas faire de ce mioche, tu en as déjà trois sur les bras! Pesta la vieille grand-mère, aux rides marquées et aux cheveux blanchâtres.
- Je l'élèverais convenablement, comme pour ses trois frères. Rétorqua la jeune femme, décidée à ne pas se laisser marcher sur les pieds.
- Et avec quel argent? Abandonne-le, ou donne-le à quelqu'un, peut-être que tu en tireras quelque chose... »

La chinoise regarda s'éloigner sa propre mère. Quelle sans coeur! Elles ne se ressemblaient tellement pas toute les deux, et elle en était bien ravie. Elle ne délaisserait pour rien au monde cet enfant. Et au fond d'elle, elle espérait que ce soit une adorable petite fille.


* * *


Après huit mois, la famille Yi Jie décida de quitter Tokyo pour une charmante petite maison à Kyoto, et surtout pour se rapprocher des membres du côté paternel. Takaaki avait appris le décès de son père il y avait de ça quatre mois maintenant et, pouvoir soutenir sa mère dans cette épreuve lui était important.
C'est après que le déménagement fut fini – et peut-être encore heureux pour éviter la panique – que le travail commença. Oh, et c'était que cet enfant semblait pressé de voir la lumière du jour. Yuan, l'aîné de ses frères, s'était précipité hors de la maison pour aller quérir un médecin.

Est-ce que Jia Li avait été déçu que ce soit encore un garçon? Oh non, sûrement pas. La jeune femme craqua littéralement devant la petit bouille du nouveau né. Mais elle et son époux commencèrent à se poser des questions sur la fragilité des os du petit. Il est tout juste âgé de deux ans et les fractures sont bien présentes. Avec un peu d'argent réuni – qu'elle idée aussi de naître dans la branche familiale la plus démunie – ils font appels à plusieurs diagnosticiens, experts, médecins. Seul deux ou trois purent les emmener sur un cas de maladie rare, une mutation, quelque chose du genre. Tout ce qu'ils comprirent, c'était que leur enfant n'aurait pas une vie des plus évidentes.


* * *


Quatre ans était passés, et Hai, charmant bambin, regardait ses trois frères s'amuser à escalader le vieille arbre de leur petit jardin, à travers la fenêtre de sa chambre. Lui aussi, il aurait voulu jouer avec eux, faire des péripéties en tout genre et jouer les courageux aventuriers.

« Pourquoi tu ne vas pas les rejoindre si tu n'en as pas envie? »

Il leva le nez vers Li Mei qui venait de le rejoindre.

«  Maman me l'a interdis.
- Si elle ne te vois pas, elle ne pourra pas te punir.
- Oui, mais elle m'a dit que c'était dangereux.
- Ha... Bon, c'est pas grave.Viens, je vais te montrer des choses bien plus intéressantes que leur jeux stupides et violents. »

La jeune fille lui prit la main et le mena jusqu'à la chambre d'ami qu'elle occupait. Oui, il aurait vraiment préféré jouer avec ses frères plutôt que regarder les jolies robes de sa cousine, que lui avait offert un certain oncle d'il ne savait trop où...


* * *


Jia Li ferma la porte de la petit chambre après qu'elle en soit sortir, laissant le dernier de ses fils alité et immobilisé. Une mauvaise chute et sa jambe en souffrait depuis des jours. Elle rejoignit son époux, assis devant l'entrée de la maison.

« J'ai peur pour son avenir. Se confia-t-elle.
- Ne t'inquiète pas, on trouvera une solution.
- Takaaki, il a déjà huit ans.
- Je sais, mais il faut mieux prendre le temps plutôt que de mal faire les choses et de l'emmener sur un mauvais chemin.
- Oui, d'accord... »

Même une chose aussi banale que porter un caisse, un objet un peu trop lourd et il y avait un risque que Hai se casse un os.

« J'ai une amie qui m'a dit qu'elle pourrait peut-être le prendre en charge.
- Ha oui? »


* * *


« Geisha? »

Hai regarda intrigué Shuan, l'un de ses frères, qui venait de lui apporter une drôle de nouvelle. Ce petit malin, qui aimait écouter aux portes, était venu lui rapporter ce qu'il avait entendu.

« Qu'est-ce que c'est une geisha? Demanda-t-il, totalement ignorant.
- Je crois que ça consiste à parler avec des gens important.
- Ha bon? »

Il resta méfiant. Le jeune âge de son interlocuteur jouant sûrement.

« Oui. Papa et maman, surtout maman, disent que ce serait bien, que tu vivrais bien.
- Papa n'aime pas?
- Bah, tu sais bien qu'il aurait voulu que tu suives la même voie que nous, mais il devrait vite s'y habituer.
- Oui, et puis tu me dis que maman à l'air contente.
- J'espère que si tu fais geisha, ce sera le plus beau métier du monde! Après samouraï! » Fit-il, un sourire espiègle sur le visage.


* * *


« Pose-moi ça, TOUT DE SUITE! »

Totalement surpris, Hai lâcha brusquement le plateau qu'il avait élevé de quelques centimètres. Il releva tout juste le nez que Yuan s'était approché de lui et le lui avait pris.

« Où est-ce que tu emmènes ça?
- Dehors. Fit-il d'une petite voix.
- Tu n'as pas pensé que tu pouvais t'emmêler les pieds dans les racines de l'arbre?
- Non...
- C'est beaucoup trop lourd pour toi en plus. »

Trop lourd? Ce que Yuan pouvait exagérer parfois. Ce n'était pas un ou deux kilos dans les bras qui allaient le faire se retrouver en mille morceaux. Non? Il le suivit docilement, n'osant pas le contredire et s'installa face à lui, quand il posa le plat entre eux et qu'il se fut également assis sur l'herbe.

« Excuse-moi si je t'ai parlé un peu brusquement.
- Ca va, ce n'est pas grave. »

Il savait que son aîné ne pensait pas à mal, bien au contraire, alors il ne lui en voulait pas. Celui-ci passa sa main sur sa joue et lui sourit.

« Au fait, est-ce que tu t'es décidé? »

Un an était passé depuis que sa mère lui ait fait la proposition. Le garçon était encore incertain.

« Je ne sais pas... Tu en penses quoi toi? »

Yuan était toujours de bon conseil. Il était bien plus âgé que lui et déjà très mûr.

« L'amie de maman lui a promis de te donner une éducation parfaite. Je pense que l'apprentissage sera parfois long, peut-être un peu pénible, mais tu n'auras rien à faire qui soit hors de ta portée. Je pense que c'est une bonne chose. Après, c'est comme tu le souhaites. Tu as une adorable petite bouille et tu es débrouillard. Tu sauras réussir.
- D'accord.
- J'essaierai d'obtenir un rendez-vous avec toi, quand tu seras très prisé, tu me feras du thé.
- Oui, d'accord. »

Son aîné avait toujours la phrase pour lui redonner le sourire.


* * *


Sept ans plus tard.

« Qu'est-ce que tu me fais aujourd'hui, Hai! Tiens-toi droit. Plus droit que ça! Tes épaules en arrière! Lève le menton! Comment veux-tu qu'on entende ta voix si tu te tiens comme ça? »

D'habitude, notre bel adolescent n'était pas si distrait. Il avait toujours été excellent dans l'apprentissage, aussi bien la théorie que la pratique, mais il était à croire que les premiers amours lui montaient à la tête. Toko était sévère, mais juste, et ce matin, elle semblait un peu plus acharnée. Il la soupçonnait de l'avoir découvert. Peut-être que la nuit dernière, il n'aurait pas dû se faufiler hors de sa chambre pour aller rejoindre V...

« Hai! »

L'asiatique chassa bien vite les pensées qui venaient le perturber et se plia aux exigence de la japonaise.


* * *


Hai avait pu obtenir quelques jours pour pouvoir les passer en famille. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas vu ses parents et ses frères. Les sachant tout deux de retour en ville, il avait sauté sur l'occasion. Toko lui avait formulé un « non » catégorique. C'était compréhensible, ses services étaient très appréciés et il était donc souvent demandé. Finalement, grâce à quelques tours de passe-passe, et surtout avec l'aide de Mathew, ce fut possible. Celui-ci avait prétexté le vouloir pendant quelques temps. La tactique fonctionna et c'est ainsi que le français se retrouva invité chez la famille Yi Jie.

Les deux amis se connaissaient depuis un an déjà. L'asiatique se souvenait de la bousculade, du regard échangé, l'air surpris de l'homme et surtout son obstination à obtenir un tête-à-tête avec lui, une fois qu'il l'eut retrouvé quelques jours plus tard. Toko lui avait mené la vie dure pendant quelques semaines à ce pauvre marquis...

Pour la première fois, Shan ne se précipita pas dans ses bras. Ils s'étaient vu il y avait bien longtemps et son frère n'était plus un enfant – lui non plus d'ailleurs, puisqu'ils n'avaient qu'un an de différence – mais il le complimenta longtemps sur sa jolie tenue. Il le laissa ensuite en compagnie de Mathew pour rejoindre Yuan. Celui-ci ne lui accorda pas non plus de marque d'affection, pourtant habituelle mais il pensa bien vite que c'était parce qu'il était accompagné d'un ami. Son aîné lui présenta donc Lior. C'était un beau jeune homme à la chevelure brune et aux yeux sombres. Il était d'une carrure plutôt fine mais il possédait un bon mètre quatre-vingt-cinq. Vous vous doutez bien que ce fut à cet instant qu'il y eut un déclic pour les deux garçons. Yuan fit bien de l'informer un peu plus tard qu'il avait perdu ses parents et sa petite soeur dans l'incendie de leur maison et que c'était pour cela qu'il était présent. Mieux ne valait-t-il pas toucher un point sensible.

Le deuxième soir, alors qu'ils se retrouvaient tous les deux dehors à marcher dans un parc non loin du domicile familiale, Hai se retrouva bêtement muet. Avec les recommandations de Yuan, il ne savait pas quel sujet aborder. De plus, il était intimidé par la présence de Lior. Il était curieux, il avait tout un tas de questions à poser, mais il n'osait pas. C'en était de même pour le soldat ; il avait l'air un peu figé. La discussion se fit finalement sur quelques sujets banals, les dénouant petit à petit.

La nuit devait être propice pour apprendre l'un de l'autre. Un peu plus tard, revenu au domaine familiale, ils s'étaient extirpés alors que tout le monde dormait. La conversation fut plus poussée, plus intime. Ils avaient laissé tomber les barrières, pas toutes, juste le temps d'échanger un baiser. Les joues colorées, l'asiatique avait laissé Lior l'embrasser ; s'amusant à mordiller ses lèvres, jouant avec sa langue, glissant l'une de ses mains dans sa longue chevelure tandis que l'autre effleurait sa taille.

Le lendemain, ils furent plus distant, sûrement ne sachant pas comment définir ce qui s'était passé. Avaient-ils cédé à une pulsion? A la simple tentation? Y avait-il plus? Ou étaient-ils tout simplement gênés? Tant de questions...!
Questions sans réponses. Le jeune homme, et ses frères pas conséquences, avaient été appelés le matin même. Encore une bataille qu'ils devaient faire...


* * *

Six mois. Six longs et interminables mois sans aucunes nouvelles. Alors que notre bel asiatique – entamant sa dix-neuvième année – finissait une cérémonie du thé, il l'avait aperçu au dehors marchant aux côté de Yuan. Hai aurait tout fait pour se précipiter vers lui, mais il ne pouvait pas quitter la salle ainsi. Pas quand il y avait Toko à ses côtés, encore moins avec des invités. Il se fit violence et attendit deux bonnes heures avant de pouvoir partir discrètement. Il le chercha partout dans les jardins, d'un pas précipité ; il avait espéré à ce moment là qu'il ne soit pas parti. Il le trouva enfin, au détour de quelques cerisiers.

« Lior? »

Son coeur se réchauffa, ses joues se colorèrent peut-être un peu sous le maquillage blanc, lorsque leurs regards se croisèrent. Il avait tellement eu peur qu'il ne revienne pas... Le tout jeune homme n'osa pas lui dire qu'il s'était inquiété, il n'osa pas lui dévoiler toutes ses craintes et ses peurs, le manque qui s'était creusé en lui... pas tout de suite en tout cas. Il voulait faire bonne figure, et Yuan était présent.
Ils attendirent d'être seuls, dans un endroit plus discret, pour pouvoir enfin s'embrasser avec passion. S'échanger un fougueux baiser, attendu depuis si longtemps.


* * *


Hai trébucha et manqua de peu de se retrouver par terre. Mince, il avait pourtant fait attention où il posait les pieds, il n'avait rien remarqué de suspect sur le sol. Un petit rire hautain lui parvint jusqu'aux oreilles et il releva alors le nez.

« Excuse-moi, je n'ai pas fait attention. » ironisa Emiko.

Le garçon lança un regard froid à la jeune femme qui se tenait à ses côtés et qui – il supposait parfaitement bien – avait fait exprès qu'il s'emmêle les pieds dans son trop long kimono rose pastel.

« Il n'y a pas eu de mal. » répondit-il, restant courtois.

Quiconque savait la relation que ces deux-là entretenaient, quiconque verrait les éclairs dans les yeux de chacun. La jeune femme avait lancé les hostilités dès leur première rencontre. Elle s'était montrée aimable et amicale... pour mieux le planter dans le dos. Une véritable peste. Avant qu'ils n'en viennent aux mains, Li Mei fit son apparition et prit doucement le bras du métis.

« Bonjour Emiko. Fit-elle, insistante. Puis-je te l'emprunter? Nous avons à faire...
- Oui, bien sur. A plus tard... »

Ils regardèrent la geisha s'éloigner puis filèrent à l'extérieur. Ils marchèrent un moment dans les rues de Kyoto, suivant l'animation qui s'y trouvait. C'était le « Tanaba Matsuri » – la fête des étoiles [1] – et sa cousine avait tout fait pour le persuader de venir avec elle. Elle disait vouloir lui faire rencontrer quelqu'un, une personne très importante pour elle. Il avait évidemment voulu en savoir plus, il l'avait naturellement questionnée. Il avait d'abord cru que c'était un garçon dont elle s'était entichée, mais elle lui avait assuré que non (n'y avait-t-il pas Valerian de toute façon?). Etait alors apparu un très bel homme, séduisant, proche de la trentaine. Un certain Fauguial, ce fameux « oncle » dont elle lui parlait tant. Il se souvint alors l'avoir déjà vu en compagnie de Li Mei, alors qu'il était lui-même accompagné d'un client.
Commença alors le jeu du chat et de la souris, ou plutôt : « Fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis ». Si Lior n'était pas là, Hai pensa que l'homme aurait eu sa chance dès le départ...



* * *


Une mauvais chute... Encore. Et cette fois-ci, il sentait que c'était la dernière. Hai respirait difficilement, il se demandait encore comment on l'avait porté jusqu'à son futon. Les côtes fracturées, elles le compressaient, appuyant douloureusement sur ses organes. Un médecin venait de l'ausculter et malgré toutes les vives discussions à voix basse, il pu en saisir quelques mots, quelques phrases. Beaucoup de ses os étaient cassés, il était en train de faire une hémorragie interne, il n'en avait plus pour longtemps. Avec un peu de chance, les saignements internes resteraient minimes, mais il ne tiendrait pas la nuit. Il aurait le temps pour ses dernières demandes.

Ses proches et amis se succédaient tous à son chevet. Il ne voulait pas, il n'aimait pas ça, qu'on le voit dans cette état. Il pouvait à peine parler alors s'énerver contre eux et tous les chasser était un espoir en vain. Vient au tour de Li Mei. Seulement tous les deux, elle lui révéla d'étranges choses.

« Dis-moi, as-tu la force de tenir quelques heures?
- Tu me poses une de ces questions...
- C'est que... Fauguial pourrait faire quelque chose pour toi, mais il est loin.
- Si c'est pour me tenir la main, ça va allez...
- Hai, je t'assure qu'il fera plus que ça. »

Elle lui tint une longue discussion juste après qu'il ait accepté qu'on envoie un message au chinois.
Le jeune homme ne su pas comment il survécu jusque là. L'espoir, peut-être? Cela faisait des heures qu'il était éveillé et ce fut seulement vers les cinq heures du matin qu'il entendit de l'agitation.

Il entendit un murmure :

« Hai. »

Ouvrant les yeux, il découvrit Fauguial penché au dessus de lui.

« Pourquoi tu ne m'as rien dit? J'aurais pu faire quelque chose bien avant. »

Li Mei intervint:

« Fauguial, il est épuisé. »

S'en suivit alors une conversation entre eux, basse, ou il ne saisit pas tout. L'homme le mit alors en garde :

« Tu sais que je ne peux pas te guérir complètement?
- Oui.
- Qu'il y a un échange d'équivalence?
- Oui.
- Tu serais prêt à vivre l'éternité avec ce mal?
- Fauguial... »

Il avait l'impression de le supplier, et il avait horreur de ça. Son aîné pria alors Li Mei de partir et de ne laisser entrer personne.

« Ca va être douloureux.
- ...
- Hai? Tu m'entends? »

Fauguial éloigna vivement les pans du kimono et passa sa main sur sa poitrine. Le dernier battement. Le dernier souffle.


Il était grand temps.


* * *

[1] Qu'elle idée de parler d'étoile dans la CB! :3


Famille et amis :


Jia Li

Jia Li, sa mère. Douce et avenante, elle a toujours pris grand soin de ses enfants, surtout de Hai à cause de sa maladie. Elle est devenu stérile lors d'un dernier accouchement : la petite fille qui devait naître n'a pas survécu. Elle en est ressorti durement affectée. Elle est décédée quelques années après.
Takaaki

Leur relation n'était pas très évidente. Takaaki a toujours été déçu que Hai soit de faible constitution. Cela ne les empêchait pas de s'apprécier, même si les sujets de conversations étaient limités. Il a été un grand soldat, à survécu à toutes les batailles auxquelles il a participé et a eu une vie assez longue.
Yuan

Ils étaient très complice. Yuan était très protecteur envers lui et Hai ne cache pas qu'il aimait cet air réconfortant qu'il avait. Il possédait aussi beaucoup d'autorité – il pouvait peut-être parler un peu froidement – et notre cadet lui obéissait au doigt et à l'oeil. Mais il ne fallait pas se fier au premier abord. Yuan s'inquiétait juste trop souvent, il aime prendre soin de Hai et sait montrer un peu de douceur. Il a toujours refusé de se marier, au grand dam de leurs parents.
Huan

Certainement le plus sombre de ses trois frères, loyal mais individualiste. Plus distant que les autres, moins sous l'emprise de l'affection de leur mère et sous l'autorité de leur père, Huan est parti tôt du domicile familiale, pour ne jamais y revenir. Il donna des nouvelles une ou deux fois par mois, pour rassurer la famille, jusqu'à un certain mois de Mai. Beaucoup pense qu'il est mort à ce moment ci. Lui et Hai n'ont jamais été très proche.
Shan

Sous ce visage angélique s'est toujours caché un garçon espiègle et plein de vie. Les deux frères s'appréciaient énormément. Il s'était retrouvé blessé lors d'un combat et il s'en était difficilement remis. Shan a été marié plutôt jeune à une jolie japonaise - Yûko - mais le savait sous le charme de Mathew. Il ne sait pas comment leur relation a évoluée.
Toko

Dur, sévère et juste, telle était sa bienfaitrice. Hai la respecte et l'admire toujours. C'était une grande Geisha, ainsi qu'une talentueuse interprète. Elle a prit notre garçon sous son aile quand elle a apprit qu'elle ne pourrait plus exercer (la cause reste encore à ce jour un mystère).
Mathew

Le beau marquis d'Amerisht... Ils se sont rencontré parfaitement par hasard dans les rues de Kyoto. Ce grand blond avait sûrement dû tomber sous le charme de l'asiatique pour vouloir le revoir à tout prix. Malheureusement, ce ne fut pas à double sens. Lui et Hai sont resté très bon amis et se voyaient très souvent dès qu'ils le pouvaient.
Lior

Ami de Yuan, il fut le premier grand et véritable amour de Hai. Il a été assassiné et le tueur court toujours dans la nature (s'il est encore en vie, évidemment.). Notre Immortel s'en est difficilement séparé quand il a dû quitter la Terre et a été profondément attristé d'apprendre son décès.
Li Mei

Son adorable cousine, d'un an sa cadette. Il sait que leurs parents respectifs les auraient mariés s'il n'était pas "mort". Indépendante et en quête d'aventures, elle avait suivi Valerian jusqu'en Europe. Il se doute bien qu'elle ne soit plus de ce monde mais, parfois, il en vient à se demander si Fauguial n'avait pas fait quelque chose pour elle. Ces deux là s'appréciaient et il était certain que l'"oncle" avait dû lui faire une proposition. A-t-elle accepté?
Fauguial

Fauguial... Que dire de plus sur cet homme? Hai a pactisé avec lui. Il lui a sauvé la vie et lui doit donc beaucoup. Le prix qu'il a payé reste toujours secret (certains se demandent même s'il a donné quoi que ce soit de lui.). Les deux hommes ont ensuite passé plusieurs années ensemble, jusqu'à ce que le cadet apprenne qu'il était lié. Ils ont à ce jours des échanges très minimes mais au fond, notre asiatique tient encore un peu à lui.
Valerian

Ouh, ce mauvais garçon qui lui fit tourner la tête à ses tout juste 15 ans! Anglais, il avait suivi ses parents au Japon, n'ayant pas son mot à dire. Il a un jour avoué à Hai qu'il était une Muse, mais ce-dernier douta sur la sincérité de ces propos. A ce jour, il n'a toujours pas trouvé la vérité sur ce sujet.
Emiko

N'est-elle pas mignonne? Geisha, elle n'avait d'adorable que son minois. Elle était doté d'un caractère odieux. Elle jalousait - secrètement - celle ou celui qui charmait plus qu'elle. Les mauvais coups, par derrière, ça la connaissait. Cette demoiselle et Hai ont été de grands rivaux.
Mali

L'adorable chaton qui le suit partout depuis bien des années. Il faut préciser que c'est un cadeau de Fauguial pour mieux comprendre que cette boule de poils a près de 260 ans...


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MessageSujet: Re: :: Hai Yi Jie ::   Lun 1 Nov - 4:31

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